Un peu d'histoire

Avant 1800

G03 Voute St Roch 1879Comme tous les villages de France, Grézieu se trouva confronté aux guerres de religion entre catholiques et protestants, pendant la seconde moitié du XVIe siècle jusqu'à la signature de l'édit de Nantes en 1598.

Malgré un léger progrès dans le domaine agricole et commercial, le village, fournisseur de la grande ville et des troupes de passage, était affamé.

Le XVIIe siècle fut pire encore : nombreux impôts, exactions des gens de guerre, famines à répétition, désastres climatiques, mortalité en hausse, épidémies de peste récurrentes (vocable St.Roch).

Au questionnaire de l'intendant Lambert d'Herbigny en 1697, le curé Antoine Ozier ne put que révéler la grande misère de la paroisse avec 246 habitants seulement.

Le nombre croissant d'établissements religieux dont des hôpitaux à Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles fit de l'ouest lyonnais, Brignais, Craponne, Grézieu un lieu de blanchissage du linge.


L'air pur et l'éloignement relatif de la ville par rapport au Pays lyonnais poussent les notables à s'acheter des maisons des champs et à confier leurs enfants à des nourrices. La mise en état en 1763 de la route Lyon-Limoges favorise le mouvement, même si le cœur du village était en fait évité, la route bifurquant au Tupinier.

Pendant mille ans, le village ne changea guère : bruyères, bocages, saules, terrains marécageux, peu d'élevage mais du seigle et surtout de la vigne (1/3 des terres encore en 1700).


L'événement majeur fut la Révolution de 1789. La commune semble avoir accepté les transformations apportées, les notables prêtent le serment civique, le curé Etienne Brunet aussi. Beaucoup de textes attestent de l'enthousiasme et du patriotisme des Grézirois. Les terriers* furent brulés.
Le premier maire s'appelait Barthélemy Mandrier.

* inventaire contenant la liste des tenanciers et de leurs tenures avec l'indication des redevances et services auxquels ils sont astreints. Le tenancier tenait un bien d'un seigneur moyennant certaines conditions. Apparus au XIVe siècle, ils sont particulièrement nombreux en Auvergne et en Lyonnais.

De 1800 à nos jours

Après les sanglantes années révolutionnaires et napoléoniennes, la France a vécu dans une paix retrouvée à partir de 1815 et ce jusqu'en 1914, exception faite toutefois, de la cruelle épreuve de la guerre de 1870.
Le 19e siècle à Grézieu, peut se décliner autour de deux faits importants :

  • le premier, c'est la scission de la commune. Le hameau de Craponne, appartenant à Grézieu, situé sur la route de Bordeaux, se développe rapidement par le fait de sa position géographique. Le hameau devient plus grand que le bourg, il demande son autonomie. Cette autonomie lui est accordée par ordonnance royale du 17 février 1834 qui propose «la distraction de la section de Craponne et l'érection de cette dernière en commune particulière...»
  • L'autre fait marquant est l'établissement de la commune de Grézieu, comme au même moment dans les villages avoisinants, de l'industrie du blanchissage, une citation dit : «une des surprise réservée à l'étranger, c'est de rencontrer sur les hauteurs des monts de Saint Genis à Grézieu et au-delà, des étendages de blanchisseurs. Si paradoxale que cela puisse paraître, l'industrie des blanchisseurs, inconnues sur les bords de la Saône, s'est localisée dans les montagnes de l'ouest lyonnais...».

En 1860, Grézieu compte 36 établissements de blanchisserie tenus par des agriculteurs qui amélioraient leurs revenus en blanchissant le linge, d'abord des communautés religieuses, ensuite, celui de la bourgeoisie lyonnaise. Le travail est harassant, surtout l'hiver, mais à l'époque, on était dur à la tâche.
Deux atouts pour réussir dans ce métier de blanchisseur à Grézieu ; d'abord les eaux abondantes, venues des monts du lyonnais tout proches et dénuées de calcaire. Ensuite, un courant d'air dominant, nord-sud, très utile pour le séchage du linge étendu à perte de vue sur d'immenses étendages.


Le succès de ces entreprises est considérable. En 1936, Grézieu compte encore 65 blanchisseries.


Hélas, après la seconde guerre mondiale, avec l'arrivée des produits industriels et l'acquisition de machines à laver par les familles, le déclin de la blanchisserie s'annonce.
De plus, la petite entreprise familiale est concurrencée par les grandes laveries industrielles. A la fin des années 60, toutes les blanchisseries gréziroises ont disparues.

Parallèlement, Grézieu au 20e siècle a été le lieu de résidences secondaires pour les lyonnais fortunés. Les «maisons d'été» sont nombreuses. Pendant la seconde guerre mondiale, Grézieu comme les environs immédiats de Lyon, est choisi comme terre de repli, pour se cacher de l'occupant et profiter des possibilités de ravitaillement pour se nourrir en cette période de restrictions.


La paix revenue, grâce au Petit Train - ligne Lyon-Vaugneray - et à l'amélioration des moyens de communication, Grézieu a su à la fois se développer harmonieusement et conserver ce côté «campagne» qui fait tout son charme. Une véritable rupture entre les vastes étendues agricoles gréziroises et l'urbanisme galopant des communes avoisinantes.


Aujourd'hui, Grézieu, s'identifie comme porte drapeau de l'esprit «bio» avec un marché bio qui existe depuis 30 ans...
Grézieu situé aux portes de la métropole lyonnaise. Grézieu demeure un endroit où il fait bon vivre, un endroit apprécié pour son environnement entre monts et plaines.

G03 Ancienne porte sud  G03 gare  G03 Place des Platanes 1905  G03 vue ancienne place grézieu

 

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